Sept milliards sur la Terre : comment tous se nourrir sans détruire la planète ?
Tout ce que l’on mange a aujourd’hui plus de répercussions environnementales que les transports
J’ai été plus intéressée par le reportage sur l’huile de palme. Il faut préciser que je suis particulièrement sensible au sujet car ma fille de 4 ans est allergique à l’huile de palme (quand on dit que cette huile n’est pas très bonne pour la santé)… Je boycotte depuis maintenant 3 ans ce produit de mon alimentation pour des raisons perso et non éthiques. D’où coup, j’avais un mis de coté les conséquences néfastes de la production d’huile de palme. Ce rappel sur la participation de l’huile de palme à la déforestation de l’Indonésie et de la Malaisie -on supprime les arbres de la forêt vierges pour les remplacer par des palmiers qui absorbent trois fois moins de gaz carbonique-, à la disparition des communautés autochtones possédés de leurs terres et des orang-outans était nécessaire.
Là, où j’ai réellement appris des informations, c’est lors du reportage sur l’Ethiopie qui expulse les éthiopiens de leurs terres. A 3 euros la location d’un hectare de terre, le gouvernement solde des centaines de milliers d’hectares à des entreprises étrangères, notamment indiennes, en quête de nouveaux espaces. Et comme l’affirme un représentant du gouvernement éthiopien ” les Indiens développeront l’agriculture dix fois plus vite que s’il laissait ces terres à ses propres citoyens. Les éthiopiens sont faignants. Les indiens créent des emplois pour les éthiopiens“. Naturellement, les employés cultivent du riz pour de l’exportation, n’y ont pas accès alors que le pays demande une aide alimentaire à l’international, et sont sous-payés (11 euros par mois). Sidérant et choquant !
Des solutions concrètes existent
Pas de grosse surprise avec le reportage sur les locavores : ces consommateurs qui choisissent leurs produits à moins de 240 kms de leur domicile. En faisant partie du Conseil d’Administration d’une amap en Ile-de-France (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), je suis particulièrement bien informée sur le sujet
. Les paniers surprise du vendredi soir, les légumes bio oubliés, l’envol du green business dans l’alimentation… Je suis en plein dedans.
Guy Lagache a également exposé d’autres stratégies comme certaines grandes marques qui se mettent à afficher sur leurs produits l’impact environnemental permettant au consommateur de choisir des produits plus respectueux de notre environnement.
L’émission conclut que si l’environnement est pris dans nos modes de consommation, la Terre a de quoi nourrir 12 milliards d’individus : je veux y croire !












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