C’est pour votre grand-mère ?

De la difficulté des marques à cerner les consommateurs citoyens

L’éthique que j’apporte à VedaCom fait partie intégrante de ma vie, ce qui provoque des fois des réactions cocasses, énervantes ou à coté de la plaque. Voici quelques règles à destination des marques quand elles s’adressent à des consommateurs citoyens et responsables.

comment achètent les consommateurs responsables ?

Règle 1 – le consommateur responsable n’est pas forcément vieux

Mon mari voulant me faire plaisir est allé dans un  parfumerie très connue.  Au moment de payer, la charmante hotesse lui a demandé si le coffret de procduits bio était pour sa grand-mère. Sourire gêné de mon mari, encore plus de l’hôtesse quand elle a compris que les moins de 40 ans pouvaient aussi aimer les produits bio.

Règle 2 – le consommateur responsable sait lire (et même les petites mentions)

Le territoire de l’Essonne étant ce qu’il est, je cherche une voiture pour faciliter mes déplacements. Naturellement la question du CO2 m’intéresse et quand je rentre dans la première concession, je pose la question des rejets de C02 au vendeur. « C’est dans la norme », me dit-il. Ah, pas terrible la réponse. Bien sûr sur la plaquette papier qu’il m’a donnée, dès qu’on lit les petites mentions, on voit tout de suite qu’avec 147g de CO2/km, cette voiture n’est pas du tout dans la norme. Quand les marques formeront-elles leurs vendeurs ?

Règle 3 – le consommateur responsable aimerait qu’on lui propose des produits simples qui correspondent à ses exigences éthiques

Bien que connectée à mon ordi en quasi-permanence,  je prends plein de note sur un cahier, j’y écris des réflexions sur des projets… Le dernier n’ayant plus aucune page de libre (même la couverture a été utilisée ;-)) je me dirige vers ma papeterie pour choisir un nouveau cahier fait à partir de papier recyclé. Et là, j’ai le choix des cahiers à carreaux pour les enfants et quelques cahiers luxueux à papier sans acide à conserver dans sa bibliothèque dixit la vendeuse. Ben oui, les consommateurs respectueux de l’environnement ont forcément envie (ou les moyens ?) de s’acheter des produits chers. Un cahier basique en papier recyclé m’aurait suffit mais aucun n’était commercialisé dans cette papeterie.

Règle 4 – le consommateur responsable aime le contact

En général, le consommateur responsable est plutôt averti : il sait ce qu’il veut dans les magasins, il s’est souvent renseigné avant de venir mais cela ne l’empêche pas d’aimer qu’on lui raconte l’histoire d’un produit, qu’on le conseille dans ses choix car on ne connaît pas tout sur tout. Alors, les magasins déshumanisés bio ou pas sans conseiller, j’aime pas.

Règle 5 – le consommateur responsable recherche la cohérence dans ses achats mais s’autorise des (petits) écarts

L’alimentation est très représentative de cette règle. On essaye de manger bio, local, solidaire. Dans mon amap,les légumes bio sont produit en Essonne (moins de 30 kms entre la ferme et les consommateurs) par des agriculteurs en conversion professionnelle. Mais on n’a pas encore trouvé de filière pour les fruits. Alors, je les prends chez le primeur comme tout le monde en faisant tout de même attention aux kms effectués et à la saisonnalité des produits. Idem pour la mode. J’essaye de privilégier les tissus écolo mais je craque régulièrement pour de belles marques. Je regarde alors les lieux de fabrication.

Règle 6 – le consommateur responsable aime être séduit

Y’a pas de raion, parce qu’on est responsable, on aimerait les objets moches. On ne fait pas hyper attention à l’origine, aux matériaux pour ne ne pas se soucier de l’esthétique. Oui, c’est une contrainte de plus mais je veux encore qu’on me séduise. Mon nouvel ordi suite au plantage du pc a un écran led mais il est beau, ma pochette pour le transporter ets éco-conçu avec des matériaux de recyclage mais elle a de la gueule (en plus d’être légère).

Règle 7 – le consommateur responsable n’aime pas qu’on se moque de lui

Ce qui est appelé bio ou écologique doit vraiment l’être et preuve à l’appui ! Que ce soit de la lessive, du détachant (je me suis faire avoir il y a pas longtemps) ou des biscuits. Pour ceux qui ne respectent pas ces règles, et versent du coté du greenwashing, c’est le boycott assuré !

Règle 8 – le consommateur responsable  est dans une démarche d’évolution

On ne nait pas responsable, on le devient petit à petit. Même si l’éducation y joue beaucoup ! Après l’arrêt des substances chimiques dan le jardin, nous sommes passés au composteur et prévoyons le système de récupération des eaux pluviales l’année prochaine. Les marques qui pourront anticiper cette démarche d’évolution, on tout compris.

Règle 9 – le consommateur responsable aime son prochain

Et renvoie son bulletin WWF pour sauver les tigres de la planète.

Et vous, que rajouteriez-vous en règle 10 ?

1 Comment »

  1. Rien à ajouter, si on pouvait tous déjà respecter ces 9 règles, il y aurait un bon bout de chemin de fait !
    J’ai bien aimé la règle n°1, qui m’a rappelé… ma belle-mère, très vexée que nous lui ayons offert il y a quelques années des produits de beauté bio à base de verveine si mes souvenirs sont bons. Ca lui avait évoqué des tisanes de grand-mère et ne lui avait pas plu du tout ;-))

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