Le développement durable : en parler ou pas ?

Rentrée réussie pour le Club Marketing & Développement Durable de l’ADETEM

Mardi dernier se tenait le 1er RDV de rentrée du Club Marketing & Développement Durable. Avec pour thématique : Le développement durable, en parler ou pas ? Question plus qu’intéressante au vue des études parues avant la fin de l’été montrant déjà le scepticisme des consommateurs face à la communication affichée de nombreuses marques.

En introduction, Elisabeth Pastore-Reiss, directrice du Cabinet Ethicity nous a présenté un état des lieux des attentes des consommateurs vis-à-vis de la communication sur le développement durable des entreprises.

Ce qu’on peut déjà en retenir :

  • une hausse significative des consommateurs qui rejettent toute forme de communication sur le développement durable, qui expriment leur méfiance vis-à-vis des labels auto-proclamés
  • la recherche d’un bénéfice individuel
  • le retour au vivant qui se concrétise par une communication de proximité, de preuves avec un relais sur l’humain notamment sur Internet et les réseaux sociaux

Pour en savoir plus sur la typologie des consommateurs face aux enjeux du DD, il faudra patienter jusqu’à vendredi 24 septembre, date à laquelle le cabinet Ethicity dévoilera son étude annuelle avec comme thème : Comment révéler et stimuler le pouvoir d’action de chacun ?

Les autres intervenants –Michel Salion (Manifeste), Jean-Marc Gancille (Inoxia) et Olaf Maurice, directeur général de Weleda- ont parlé de leurs problématiques (ou de celles de leurs clients !).

  • Michel Salion a décrypté la publicité réalisée pour Tetra Pak : du dénigrement des gestes environnementaux absurdes à la mise en place de Body Copy sur des affiches qui renvoie sur le site internet de Tetra Park où sont mis en scène les preuves associées au discours (Analyse du cycle de vie, traçabilité),
  • Jean-Marc Gancille a expliqué comment l’agence avait revisité la publicité de Ripolin à la demande de Terra Eco en jouant sur l’humilité et la transparence plutôt qu’en se basant sur un imaginaire qu renvoyait directement au code du greenwashing.
  • et Olaf Maurice qui s’est exprimé sur le positionnement de la communication de Weleda face notamment à la pression des concurrents

Versus

 

Alors, qu’en pensez-vous ? Ripolin a depuis choisi de travailler avec Inoxia…

 

 

Les autres propos intéressants de la soirée 

  •  la communication sur le développement durable est une communication bavarde où il faut des preuves, des histoires là où la publicité sera par essence simplificatrice. Les vecteurs les plus efficaces sont les campagnes de Relations presse et les réseaux sociaux qui ont la latitude de raconter ces histoires et d’être en contact direct avec les consommateurs. A noter également un exemple d’opé  de communication sur lieu de vente qui bien fonctionné. Et on le comprend puisque ce vecteur également est en contact direct avec les consommateurs.
  • l’évolution des acteurs de la communication sur le développement durable avec de plus en plus de directeurs DD directement en contact avec les agences de communication. Le dir com venant après pour la mise en place de l’opé. Une évolution que je ressens au quotidien puisque ce blog intéresse beaucoup plus les directeurs DD que les communicants…
  • la prise en compte grandissante du coût environnemental et de la nuisance visuelle du média notamment pour l’affichage.

La soirée s’est poursuivie dans l’espace Weleda où je suis repartie avec 2 doudous pour soutenir l’opé de Weleda et de la Fondation Maud Fontenoy 😉

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